Ce que montre la carte
En 2024, 70 % des régions de l'Union européenne comptent moins de 1,5 enfant par femme, et un tiers moins de 1,3. Le sud de l'Europe concentre les valeurs les plus basses : quatre îles des Canaries, Cagliari en Sardaigne et l'Évrytanie, en Grèce, descendent sous 0,85.
Cinq régions seulement atteignent 2,1 : Mayotte (3,51), la Guyane (3,10), les provinces bulgares de Sliven (2,58) et de Yambol (2,42), puis La Réunion (2,11). En métropole, la Seine-Saint-Denis et le Val-d'Oise arrivent en tête avec 1,99, devant l'Essonne (1,91) et la Mayenne (1,85).
La France forme une tache plus foncée à l'ouest du continent : 70 de ses 96 départements métropolitains sont à 1,5 ou plus. En Espagne, 56 régions sur 59 restent sous 1,3, et en Italie 98 sur 107.
L'indicateur
L'indicateur conjoncturel de fécondité est le nombre moyen d'enfants qu'aurait une femme au cours de sa vie si elle connaissait, à chaque âge, les taux de fécondité observés l'année considérée. Il décrit une année, pas une génération.
Méthode et limites
Les régions NUTS 3 correspondent aux départements en France, aux provinces en Espagne (les Baléares et les Canaries y sont découpées par île) ou en Italie, aux Kreise en Allemagne. Leur taille varie fortement d'un pays à l'autre : une grande région peu peuplée attire l'œil sans peser lourd en population.
Les chiffres cités portent sur les 1 165 régions de l'Union européenne. La carte montre aussi les pays voisins dont Eurostat publie les données. Les régions ultrapériphériques (Canaries, Açores, Madère, départements d'outre-mer) figurent dans le fichier CSV mais pas dans le cadre de la carte.



